Immobilier : quel impact après la chute du gouvernement Bayrou ?

Immobilier : quel impact après la chute du gouvernement Bayrou ?

La démission du Premier ministre François Bayrou, après l’échec de son gouvernement à obtenir la confiance de l’Assemblée nationale, s’inscrit dans la continuité d’une instabilité politique déjà marquée ces dernières années. Mais quelles conséquences concrètes pour l’immobilier, alors que le marché a connu un rebond positif cet été ?

Un marché en reprise

Après plusieurs mois difficiles, les indicateurs se sont redressés au cours de l’été 2025. On s’oriente désormais vers près de 850 000 transactions sur l’année, un volume supérieur aux anticipations.
Cette reprise s’explique notamment par la stabilisation des taux de crédit autour de 3,08 % en août, qui a redonné confiance à de nombreux acquéreurs.

Les taux : stables, mais sous pression

La récente dégradation de la note de la France par Fitch ainsi que la hausse des obligations d’État à 10 ans (OAT) pourraient influencer à la hausse les taux d’emprunt (même si les banques avaient déjà anticipé ce scénario par une hausse légère et progressive des taux).
Pour l’instant, les profils solides – revenus stables, apport conséquent, projet bien structuré – continuent d’obtenir des taux compétitifs.

Le neuf : un avantage décisif

Les banques accordent une attention particulière aux projets d’achat immobilier dans le neuf, qu’elles considèrent comme plus sécurisés que l’ancien. Plusieurs atouts jouent en faveur de ce type d’investissement :

  • Performance énergétique élevée (DPE A ou B), gage de pérennité et de valeur dans le temps.
  • Frais annexes réduits, notamment les frais de notaire, qui améliorent le reste à vivre.
  • Aucun travaux à prévoir, ce qui limite les risques financiers après l’achat.
  • Le prêt à taux zéro qui est maintenu jusqu’au 31 décembre 2027.

Certaines banques vont même jusqu’à appliquer des conditions de financement plus favorables pour les projets en VEFA (Vente en l’État Futur d’Achèvement), confirmant que le neuf est aujourd’hui un levier privilégié pour accéder à la propriété.

Les autres mesures du gouvernement

Le projet de loi de finances 2026 prévoyait également :

  • La création d’un statut fiscal du bailleur privé, pour soutenir l’investissement locatif privé,
  • Des incitations pour relancer le parc locatif, affaibli par la fin du Pinel et le durcissement réglementaire.

Avec la chute du gouvernement, ces mesures sont désormais en attente, et leur mise en œuvre dépendra des décisions du nouveau gouvernement Lecornu.

À retenir

  • Le marché immobilier a retrouvé une dynamique positive cet été.
  • La dégradation de la note de la France crée une pression sur les taux, mais sans frein immédiat pour les acquéreurs.
  • Les banques demeurent prudentes, tout en restant actives auprès des profils solides.
  • L’immobilier neuf conserve un avantage net en matière de financement.
  • Le PTZ reste un dispositif attractif et sécurisé jusqu’en 2027, offrant un soutien concret aux primo‑accédants.