Point d’étape à propos des mesures concernant l’immobilier dans la loi de finances 2026
Encore en débat en ce milieu de janvier 2026, la loi de finances envisage plusieurs évolutions importantes concernant l’immobilier.
Voici un petit résumé :
Diminution de l’impôt sur la plus-value
Afin de relancer les ventes et de fluidifier le marché immobilier, une réforme de la fiscalité des plus-values immobilières est envisagée. Le système actuel incite les propriétaires à différer la vente de leur bien en raison d’une exonération totale atteinte seulement après 30 ans de détention.
Deux pistes sont à l’étude. La première consisterait à réduire de 22 à 17 ans la durée nécessaire pour bénéficier de l’exonération de l’impôt sur le revenu, tout en maintenant les prélèvements sociaux jusqu’à 30 ans. La seconde viserait à simplifier le régime fiscal en supprimant les abattements liés à la durée de détention et en instaurant une taxation unique à 15 %, contre environ 36,2 % aujourd’hui.
Ces mesures viseraient à faciliter les ventes, libérer du foncier et fluidifier le marché immobilier, tout en offrant aux vendeurs une meilleure lisibilité sur le coût fiscal de leur opération.
Soutenir la location vide : microfoncier plus avantageux
Aujourd’hui, les propriétaires se détournent de la location vide au profit de la location meublée qui offre un abattement fiscal supérieur. Il convient de rappeler que la hausse de 1,4 % de la CSG a été mise en place dans le cadre du régime LMNP.
Une seconde mesure simple est envisagée : aligner le taux d’abattement du microfoncier du vide et du meublé à 50% (contre 30% aujourd’hui pour la location vide).
Inciter l’investissement locatif dans le neuf : le « statut du bailleur privé »
Pour favoriser l’investissement locatif dans des logements neufs, performants sur le plan énergétique et adaptés aux exigences actuelles, un nouveau « statut du bailleur privé » est à l’étude et pourrait être mis en place à partir de 2026.
Ce dispositif reposerait sur un avantage fiscal clé : l’amortissement du logement neuf, permettant aux bailleurs de déduire jusqu’à 4 % par an de la valeur du bien de leurs revenus locatifs, dans la limite de 10 000 € par an. Un taux majoré serait possible en cas de location à loyers intermédiaires ou sociaux.
Réservé à la location vide, avec un engagement de 9 ans minimum, ce statut serait optionnel et exclurait la location meublée. Les amortissements pratiqués seraient réintégrés dans le calcul de la plus-value lors de la revente.
Augmentation du PTZ
Réservé aux primo-accédants pour l’achat de leur résidence principale notamment dans le neuf, l’efficacité du prêt à taux zéro n’est plus à démontrer. Actuellement à hauteur de 55 000€ pour un acquéreur seul ou 82 500€ pour un couple dans la zone de Rodez agglomération, ce montant pourrait être revu à la hausse en 2026.
Sources :
- Projet de loi de finances pour 2026 + dossier législatif ;
- Article 12 de la loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 de financement de la sécurité sociale pour 2026.